Nous connaissons aujourd’hui plus de 100 maladies différentes entraînant la paralysie et la fonte de la musculature du système locomoteur du corps humain. Elles sont désignées par le terme général : maladies neuromusculaires. Elles peuvent être classées en deux grandes catégories: les amyotrophies neurogènes et les myopathies
Parmi ces maladies, il faut classer les atteintes primaires touchant les muscles indirectement par le biais d’une lésion du système nerveux, par ex. les gaines des nerfs ou les cellules d’excitation motrice motoneurones de la moelle épinière ou encore les nerfs moteurs conduisant aux muscles. Les fibres musculaires elles-mêmes sont dans ce cas saines, dans un premier stade, puis elles diminuent de plus en plus de diamètre (amyotrophie ) à cause de la maladie qui affaiblit ou supprime l’excitation musculaire. Elles sont finalement complètement détruites.
Dans les myopathies, ce sont les fibres musculaires elles-mêmes qui sont malades, soit fonctionnellement (par ex. dans le cas des myotonies: détente musculaire perturbée) soit, dans le sens d’une modification de structure à l’échelle microscopique (par ex. dans le cas des dystrophies musculaires).
Entre ces deux groupes de maladies, il existe la myasthénie grave, qui est une maladie dite de la plaque motrice terminale, c’est-à-dire de la jonction entre le nerf moteur et la fibre musculaire
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